Festival de Cannes 2021 : Le bilan

Nos grands reporters, Mathias, Marine, Pierre et Alexandre, se sont rendus à Cannes et vous livrent leurs impressions en avant-première.

JOUR 1

Titane de Julia Ducournau

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Mathias : 7/10

Tout n’est pas parfait dans le nouveau film du Ducournau. Certaines questions laissent présager des réponses qui n’arrivent pas et certaines idées n’aboutissent pas forcément. Retenons quand même la folie sans limites de ce cri d’amour au cinéma d’horreur, ultra référencé, moins maîtrisé que Grave mais plus libre en un sens, plus sauvage, plus débridé. Ducournau a de l’audace à revendre, un peu plus de cadre lui fera sans doute le plus grand bien.

Alexandre : 8/10

J’ai adoré. Le film possède une ambiance particulière dans laquelle je me suis totalement plongé. Un commentaire intéressant sur la féminité et la masculinité, des performances fortes et une mise en scène soignée comme pour Grave, mais le sujet n’était pas aussi maîtrisé. Le film part parfois un peu dans tous les sens et certaines scènes étaient un peu gratuites.

Pierre : 2/10

Si le deuxième film de Julia Ducournau, après l’immense Grave, était notre plus grosse attente de ce Festival de Cannes 2021, force est de constater qu’elle ne transforme pas l’essai. Le film (spoilers) suit la fuite d’une tueuse en série enceinte d’une voiture qui se fait passer pour le fils disparu du capitaine d’une caserne de pompier accro aux stéroïdes. Surtout métaphorique, le scénario se croit questionner le genre et la féminité. Pourtant, Titane passe surtout pour un exercice de style qui, bien que formellement irréprochable, ne dépasse jamais le niveau d’un nanar de bas étage. Une Palme d’or incompréhensible donc. Mais une déclaration d’amour au cinéma de genre, c’est déjà ça.

Marine : 4/10

Lamb de Valdimar Jóhannsson

Lamb, le regard de Valdimar Jóhannsson - Festival de Cannes

Mathias : 6/10

Surprise de la sélection parallèle « Un certain regard », Lamb raconte l’histoire d’éleveurs de moutons islandais confrontés à une anomalie providentielle. S’en suit alors un drame familial plutôt maîtrisé, dans les paysages sublimes et sublimés de l’Islande. Le film vaut surtout pour la performance de ses acteurs, Noomi Rapace en tête. S’il ne nous laissera pas un souvenir impérissable, Lamb s’avère être une bonne surprise, un drame qui lorgne habilement du côté du fantastique.

Alexandre : 5/10

Un film intriguant, un peu lent et trop contemplatif à mon goût. Il se construit lentement, prend son temps/ Suffisamment original mais pas suffisamment intriguant pour vouloir connaître la fin. Très beau film visuellement.

Pierre : 5/10

Note à moi-même : visiter l’Islande dès que possible. Lamb, premier film en tant que réalisateur de Valdimar Jóhansson, suit deux éleveurs de mouton (spoilers) élevant un enfant mi-homme mi-agneau dans la campagne islandaise. Il subjugue par la beauté des plans du paysage local et se permet même de développer des thématiques intéressantes sur la parenté et la perte d’un enfant. Mais le résultat est malheureusement trop long et un peu brouillon.

Marine : 5/10

JOUR 2

Les Olympiades de Jacques Audiard

Mathias : 7/10

Excellente surprise que le nouveau film de Jacques Audiard, qui change complètement de registre sans doute sous l’influence de Céline Sciamma qui co-signe le scénario. Dans ce film au noir et blanc sublime, Audiard rend toute sa splendeur aux tours du quartier des Olympiades du 13ème arrondissement de Paris pour y tisser un jeu de l’amour et du hasard très moderne et solidement interprété. Les Olympiades est une bouffée de fraîcheur bienvenue.

Alexandre : 7/10

Un film assez simple, pas spectaculaire mais qui réussit très bien ce qu’il veut accomplir. Il se base sur des dialogues qui ont du répondant, un trio d’acteurs principaux assez attachant et de beaux plans du 13e arrondissements. Un bon moment.

Pierre : 7/10

Scénario de Céline Sciamma, mise en scène de Jacques Audiard, cela nous semblait prometteur. Effectivement, le film est réussi. Contrairement à ce que le titre indique, le film se concentre plus sur les destins croisés des trois personnages principaux que sur le 13ème arrondissement de Paris. Mais on se laisse porter par ce sublime noir et blanc et l’excellente BO composée par Rone. À voir !

Marine : 6/10

La Fièvre de Petrov de Kirill Serebrennikov

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Mathias : 9/10

Si Gaspar Noé et David Lynch faisaient un film ensemble, voici probablement ce à quoi il ressemblerait. Petrov’s Flu est un voyage hallucinant et halluciné, un trip sous acides de plus de deux heures magnifié par les plans séquences implacables du cinéaste russe et sa BO follement dansante. Le film suit une trame narrative très complexe, qui mélange passé et présent, rêve et réalité. Finalement, difficile d’y comprendre quelque chose mais la radicalité du geste et la passion du voyage font de ce film un chef d’œuvre instantané.

Alexandre : 7/10

Peut-être la meilleure mise en scène du festival. Des plans séquences époustouflants, un rythme effréné, des changements de plans surprenants et vraiment réussis. L’ambiance du film, ses couleurs, ses performances constituent un ensemble qui se porte bien. Cependant le scénario est assez pauvre, parfois presque incompréhensible, et le film s’étend énormément sur une idée de base qui ne nécessitait peut-être pas une telle longueur. Une expérience.

Pierre : 7/10

Après l’excellent Leto, Kirill Serebrennikov est de retour en compétition officielle à Cannes. Toujours assigné en résidence en Russie, le cinéaste n’a pas pu monter les marches. Mais La Fièvre de Petrov est toujours aussi mordant et n’épargne pas le gouvernement russe. Difficile toutefois de résumer le film, tant les séquences semblent s’enchaîner sans sens ni but. La mise en scène foisonnante et inspirée réussit toutefois à happer les spectateurs, qui ressortiront impressionnés mais confus.

Marine : 5/10

Red Rocket de Sean Baker

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Mathias : 3/10

Une légende du porno fauchée vient se réinstaller dans sa petite ville natale du Texas et tombe sous le charme d’une ado aguicheuse. Après le très réussi The Florida Project, Sean Baker met en scène le véritable ex-acteur porno Simon Rex dans un portrait de loser qui se veut attachant mais qui s’avère interminable et finalement peu drôle. Un portrait très instagrammable de l’Amérique profonde masquant difficilement les failles évidentes d’un scénario qui n’a pour ainsi dire aucune ambition, ni Sean Baker aucune intention. Sans intérêt.

Alexandre : 6/10

Une comédie sur l’Amérique White Trash portée par un acteur principal charismatique, et quelques idées de réalisation intéressantes mais sans réelle profondeur ni intérêt. Un pitch prometteur mais qui n’exploite pas son potentiel.

Pierre : 5/10

Comme chaque année ou presque, la sélection officielle comporte son film indépendant américain. Cette année, c’est Red Rocket, de Sean Baker. On y suit un acteur porno déchu, contraint de quitter les lumières d’Hollywood pour retourner dans sa petite ville texane natale. Si les trente premières minutes du films sont prometteuses, on déchante vite. Surtout parce que le film accumule cliché sur cliché en dépeignant une petite ville remplie de rednecks tous plus ou moins criminels. On s’attendait à une critique du star-system et des égoïstes chroniques qu’elle produit, on se retrouve à la place avec un remake de Bienvenue chez les Chtis au Texas. Décevant.

Marine : 6/10

FLAG DAY de sean penn

Pierre : 5/10

Après le four The Last Face en 2016, Sean Penn est de retour en compétition à Cannes avec Flag Day. Ayant vécu loin de son père (Sean Penn) pendant des années après la séparation de ses parents, Jennifer Vogel (Dylan Penn) renoue avec celui-ci à sa majorité. Seulement, ses souvenirs d’enfance d’un père parfait concordent mal avec la réalité de son tempérament de menteur compulsif accro au crime. Autant prévenir, le film n’est pas fameux : trop long, pas inventif pour deux sous, des acteurs pas vraiment inspirés. On notera toutefois une touchante relation père-fille pour éviter la catastrophe.

The Story of my wife de Ildikó Enyedi

Mathias : 6/10

Le film de la cinéaste hongroise raconte sept leçons qu’un capitaine de la marine marchande aura apprises auprès de la femme qu’il a épousée à la suite d’un pari. Sept leçons sur l’amour pour un film de près de 3h, brillamment interprété et mis en scène, mais très long et souvent redondant. Des « je t’aime moi non plus » en veux-tu en voilà, pour un beau film qui n’a pas grand chose à dire mais qui le fait plutôt bien. Une jolie leçon de séduction, trop longue pour son propre bien.

JOUR 3

Un héros d’Asghar Farhadi

Un Héros, la société iranienne dans l'œil d'Asghar Farhadi - Festival de  Cannes

Mathias : 7/10

Asghar Farhadi revient à Cannes avec un film sur le héros d’un jour, un homme emprisonné pour dette qui monte un stratagème pour s’en sortir indemne. Le film, à la mise en scène plus que dénuée, peut compter sur une interprétation solide d’Amir Jadidi, qui campe un personnage complexe aux motivations ambiguës. Le film, qui n’est pas sans rappeler les Frères Coen, se veut aussi une critique du spectacle de la justice et du tribunal des réseaux sociaux, en Iran comme ailleurs. Réussi, mais pas inoubliable.

Alexandre : 8/10

Une réalisation discrète, des performances maîtrisée, des dialogues soignés, précis et un scénario tragique, fatal, qui ne peut pas vous laisser de marbre, et qui ne vous lâche pas du début à la fin (excepté quelques petites longueur) tant son histoire est crispante.

Pierre : 7/10

Vu la déception qu’avait été Everybody Knows en 2018, on était quelque peu inquiet en apprenant la sélection en compétition du nouveau film d’Asghar Farhadi, Un héros. Quelle erreur, le film brille dans son portrait de la société iranienne à laquelle est confrontée le personnage de Rahim, jeune entrepreneur emprisonné pour une dette qu’il n’a pas réussi à rembourser. Jamais manichéen, le film mériterait probablement un prix du meilleur scénario tant il sonne juste. Seul ombre au tableau, l’air de chien battu ou d’abruti fini (selon les scènes) de l’acteur principal devient quelque peu énervant après 2h07 de film.

France de Bruno Dumont

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Mathias : 8/10

Peut être le film le plus accessible de Bruno Dumont depuis bien longtemps, France raconte l’histoire de France De Meurs, une journaliste star d’une chaîne d’info en continu. Ayant lui-même été journaliste, Dumont filme l’envers du décor avec outrance et acidité pour dénoncer les dérives d’un milieu aussi corrompu que ceux qu’ils dénoncent. Le cinéaste apporte une touche de complexité bienvenue au personnage de France, pour aller au-delà de la simple caricature et dresser le portrait d’une femme partagée entre son image et son envie de sérénité, compatissante et cynique, à l’image de notre société, et incarnée avec brio par Léa Seydoux.

Alexandre : 3/10

Le film commence très bien, l’humour fonctionne, les enjeux sont là, l’originalité aussi et c’est appréciable. Mais ensuite il n’y pas plus rien de nouveau, les même gags sont réutilisés en boucle et les petites scènes de malaise réussies du début disparaissent. Le film s’étale beaucoup trop, les personnages secondaires n’ont qu’une seule réplique qu’ils répètent tous en boucle, aucun développement, l’humour ne marche plus, un mauvais moment.

Pierre : 4/10

La bande annonce du nouveau film de Bruno Dumont promettait un portrait au vitriol du quatrième pouvoir en France. C’est ce que l’on a eu, et on a adoré. Les quarante premieres minutes. Malheureusement, les séquences s’enchaînent et l’heure et demie qui suit n’apporte rien de plus et ne fait que recycler les idées de ces quarante premières minutes. Vraiment dommage.

Haut et fort de Nabil Ayouch

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Mathias : 7/10

Après le scandale provoqué par Much Loved, Nabil Ayouch continue son examen clinique et acerbe de la société marocaine contemporaine avec Haut et fort. Le film raconte le périple de jeunes marocains qui expriment leur mal-être face à divers sujets (la politique, la religion etc.) grâce au rap, sous l’impulsion de leur nouveau professeur Anas. Un film brillamment mis en scène, rythmé et musical, qui n’est pas tendre avec le Maroc et ses traditions mais qui donne à entendre la voix d’une jeunesse qui ne se laissera plus museler.

Pierre : 5/10

Dans Haut et Fort, Anas, un ancien rappeur, intègre un centre culturel de la banlieue de Casablanca pour apprendre aux jeunes du quartier à rapper. Ces cours sont un superbe prétexte pour évoquer différents sujets comme la place de la religion et des femmes dans la société musulmane marocaine. Pas révolutionnaire, ni sur le fond, ni sur la forme, mais honnête.

Memoria de Apichatpong Weerasethakul

Mathias : 8/10

Fidèle à son style très contemplatif, dans la lignée de Bela Tarr et Angelopoulos, le cinéaste thaïlandais revient avec une fable onirique très envoûtante sur une botaniste qui rend visite à sa sœur malade à Bogota et dont les nuits sont troublées par d’étranges détonations. Le film se veut une métaphore absconse mais magnifique des nuits sans sommeil, dans lequel Weerasethakul continue son entreprise d’immobilisation de l’image, pour livrer un film sublime mais difficile d’accès dans lequel Tilda Swinton éblouit véritablement. Réservé aux puristes.

Marine : 8/10

Vortex de Gaspar Noé

Mathias : 8/10

Changement de cap pour le très cru Gaspar Noé qui filme ici la fin de vie d’un couple dans un film quasi documentaire, sans sexe ni sang. Vortex n’est pas sans rappeler Amour de Michael Haneke, mais prend plutôt le parti de l’humanité. Un film pourtant cruel, âpre et harassant sur un couple à la dérive, interprété par l’épatante Françoise Lebrun, qui fait ici un retour dans la lumière phénoménal, et Dario Argento, le célèbre réalisateur qui passe de l’autre côté de la caméra. Dans la pure tradition du cinéaste, le film, en split screen 2h30 durant (gare à la migraine), se livre à un examen quasi clinique de la sénilité, pour un résultat touchant et finalement très humain.

JOUR 4

Julie (en douze chapitres) de Joachim Trier

ÇA PALME?] "Julie (en douze chapitres)" de Joachim Trier - CHAOS

Mathias : 8/10

Nouveau film du cinéaste norvégien, Julie (en douze chapitres) est une merveille de dramédie, porté par l’incroyable Renate Reinsve qui mériterait largement le Prix d’interprétation féminine. Le film raconte les tribulations d’une trentenaire d’Oslo, sans chichis et avec brio. Il se double d’un message aussi subtil que féministe sur la place des femmes dans la société et le regard que les hommes portent sur elles. A travers Julie, c’est le portrait de toute une génération que dresse habilement Trier, dans un excellent film et par une excellente actrice.

Alexandre : 8/10

Un des meilleurs films de la sélection. Chaque élément du film possède une qualité, une richesse. Le scénario est fin, nuancé, moderne sans être moralisateur. La performance de l’actrice principale est à la hauteur de son prix d’interprétation, la réalisation comporte d’excellents moments, la musique complète avec goût le tout.

Pierre : 7/10

Foncez le voir lors de sa sortie, c’est LA pépite de ce Festival de Cannes 2021. Dans ce nouveau film de Joachim Trier, on suit le quotidien de Julie, presque trentenaire, habitant à Oslo. Comme son nom l’indique, le film est découpé en 12 segments qui reflètent les étapes de sa vie. Le film est original, les dialogues sont bien écrits, et la mise en scène souligne avec fraîcheur un léger fond féministe très juste et jamais moralisateur. Seul petit bémol, le film traîne quelque peu en longueur sur la fin.

Marine : 8/10

The French Dispatch de Wes Anderson

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Mathias : 6/10

Accueilli assez froidement par la critique, le nouveau Wes Anderson, et son parterre de stars, reste un film foncièrement réjouissant, dans lequel le réalisateur s’en donne à cœur joie, explorant toutes les possibilités de réalisation imaginables. Pensé comme la succession de petites histoires d’un journal dans la ville d’Ennui-sur-Blasé, le film manque quelque peu de consistance et de liant, et si toutes les histoires ne sont pas de qualité égale, reconnaissons tout de même les tentatives d’innovations bienvenues du cinéaste américain qui sort parfois de sa zone de confort.

Alexandre : 6/10

Il est difficile de ne pas mettre d’énormes attentes sur un film de Wes Anderson. Mais The French Dispatch, sans être un film parfait, est une réussite. Il est d’une originalité agréable, chaque acteur y trouve plutôt bien sa place malgré un casting très chargé. La réalisation est excellente, excitante, et joue sur d’autres forces que les simples plans symétriques habituels. L’humour du film est également réussi. Malgré toutes ses qualités, le film manque tout de même de substance, et ne parvient pas forcément à lier l’ensemble et justifier suffisamment son existence.

Pierre : 4/10

Si vous êtes fan de Wes Anderson, vous allez probablement apprécier le nouveau du film de ce mono-maniaque des plans symétriques. On y retrouve tous ses gimmicks habituels : des plans symétriques donc, une pléiade d’acteurs qui cabotinent et une musique omniprésente. On s’est pour notre part beaucoup ennuyé, d’autant plus que la trame principale est cette fois-ci bien mince et ne réussit pas à créer un liant convaincant entre les différentes saynètes du film. Bref, une déception.

Marine : 7/10

Tout s’est bien passé, de François Ozon

Tout s'est bien passé, l'hommage de François Ozon à Emmanuèle Bernheim -  Festival de Cannes

Mathias : 6/10

Adapté d’un livre d’Emmanuèle Bernheim, Tout s’est bien passé raconte l’histoire vraie d’un père qui demande à ses deux filles de l’aider à mourir. Le film, avec la sobriété habituelle de François Ozon, laisse parfois perplexe quant aux choix scénaristiques effectués mais presque toutes ses scories sont pardonnées grâce à la performance exceptionnelle livrée par le trio Dussollier/Pailhas/Marceau. Le retour de la comédienne préférée des français marque l’une de ses meilleurs performances, face à un André Dussollier très inspiré qui s’impose comme un sérieux concurrent au Prix d’interprétation masculine.

Pierre : 7/10

Le François Ozon cru 2021 est réussi. Il s’agit de Tout s’est bien passé, film dans lequel deux sœurs organisent le suicide assisté de leur père, un industriel retraité ne supportant pas d’être devenu grabataire après un AVC. La mise en scène ultra classique, sans musique extradiégétique, permet d’éviter que le propos devienne inutilement larmoyant. Au contraire, on se concentre sur le jeu des trois comédiens principaux, qui brillent tous. André Dussolier mériterait d’ailleurs un prix d’interprétation masculine tant il est convaincant en odieux suicidaire.

Mathias Chouvier, Marine Mabila, Pierre Barthélémy et Alexandre Hamzawi.

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